Histoire

1890–1894

1890

Le Café Métropole fut ouvert en 1890 par les frères Wielemans, brasseurs à Forest avec pour objectif la promotion de leurs bières. Du fait d’un étonnant succès, ils achetèrent le bâtiment voisin, le quartier général de la "Caisse d'Epargne" et le transformèrent en l’Hôtel Métropole.

1894

C’est de cette manière que naquit un palace, créant un nouveau concept pour la fin du 19ième siècle.

Un palace c’est en d’autres mots, un très luxueux hôtel disposant des équipements les plus perfectionnés : ascenseurs, électricité, chauffage central, sans oublier la richesse du décor et la grande qualité du service. Sur le toit de l’hôtel, vous pouvez trouver une allégorie triomphante de l’ère bourgeoise : un groupe sculpté avec une imposante statue célébrant le progrès illuminant le monde. A l’intérieur, tous les styles architecturaux sont représentés dans une atmosphère de luxe et de richesse de matériaux : lambris, teck poli, marbre de Numibie, bronze brillant et fer forgé ; tout donne l’impression de confort dans ces années 1900.

L’architecte français Alban Chambon, déjà responsable de la décoration du Café Métropole, a été invité par les propriétaires à s’occuper également de la décoration intérieur de l’hôtel.

L’entrée de style Renaissance française mène au hall de style Empire où les colonnes et les piliers dessinent l’espace. Les visiteurs les plus attentifs s’arrêteront devant la succession de vitraux, lesquels seraient largement copiés plus tard par le style art-nouveau. A droite, s’élance un large escalier et l’ascenseur avec son élégante et intemporelle structure en acajou. Chambon n’hésita pas à faire appel aux plus grands artistes et artisans de son époque qui l’assistèrent dans son travail. C’est dans cet esprit qu’il fit appel à Julien Dillens pour dessiner et réaliser la sculpture en bronze de la Nymphe sur la fontaine du restaurant de style roman, aujourd’hui reconverti en café. Un salon de lecture de style indien et un hall de réception de style Renaissance italienne complètent cette collection raffinée de styles.

1911-1932

1911

L’Hôtel Métropole a toujours accueilli de nombreux événements nationaux et internationaux, tel que le Premier Conseil de Physique Solvay qui rassembla de grandes personnalités dont Einstein, Marie Curie, Poincaré. Des acteurs, des têtes couronnées, des chefs d’état et des politiciens ont de tout temps séjournés à l’Hôtel Métropole, où les réceptions et banquets étaient fréquents et appréciés de l’élite.

L’après première guerre mondiale

Après la première guerre mondiale qui vit l’hôtel réquisitionné, les propriétaires entreprirent des travaux d’extension en construisant en 1925 un bâtiment voisin dans le but d’ouvrir de nouvelles chambres.

1932

Les travaux d’extension du cinéma Métropole, terminés en 1932, furent également imposants. La construction du théâtre de plusieurs centaines de places nécessita la démolition de plusieurs bâtiments dans la rue Neuve. Le projet inclus également la création de boutiques, une brasserie, une salle de disco «La Frégate"", des salles de banquet et deux étages supplémentaires de chambres avec un patio au-dessus du cinéma. La construction de ce “complexe” fut prise en charge par Adrien Blomme qui dessina une authentique pièce maîtresse architecturale combinant les procédés technique avec le raffinement esthétique. La façade de Travertin jaune s’ouvrait sur la rue Neuve avec de larges baies vitrées. La décoration intérieure, avec ses miroirs, ses métaux polis, ses bois précieux, fut mise en évidence par un éclairage particulier bien étudié. Comme vous pouvez l’imaginer, l’inauguration en présence de la Reine Astrid et de l’acteur francois Raimu fut un grandiose événement social.

1939-1945

1939-1945

La seconde guerre mondiale vit à nouveau l’Hôtel Métropole réquisitionné durant l’occupation par les allemands et ensuite durant un an par les alliés. Heureusement, malgré cette période de récession due à la guerre, l’hôtel pu se réjouir d’une certaine période de prospérité.

Les années d’après-guerre

Les acteurs visitant Bruxelles, parmi lesquels Sacha Guitry, séjournaient tous à l’hôtel. Toots Thielemans fit ses débuts dans l’orchestre de jazz qui jouait au café. Depuis la finalisation des travaux du métro en 1976, l’hôtel pris un nouveau départ qui l’entraîna vers son centenaire, célébré en 1995.

Golden Sixties

Bien que l’exposition internationale de Bruxelles de 1958 demeure sans nul doute un des évènements le plus important de l’histoire de la Belgique. L’Hôtel Métropole joua un rôle non négligeable dans la préparation des événement de cette exposition. En juin 1957, moins d’un an avant l’inauguration de l’exposition, il fut décidé que les salons du Métropole accueilleraient un cocktail d’inauguration pour une campagne publicitaire ambitieuse en faveur de l’exposition.

Le Métropole joua un rôle actif dans la vague d’Expo 58. A cette occasion, l’hôtel entreprit quelques travaux de rénovation et de nombreuses chambres furent re-décorées pour les besoin de la grande foule de touristes.

Durant les années 50 et 60, l’hôtel accueilli de prestigieux hôtes comme le Général de Gaulle, les présidents américains Eisenhower, Hoover.., le Chancellier Adenauer...

Les années 70 et 80

La perspective de la place De Brouckère fut véritablement transformée durant cette période par les travaux de construction du métro. Ces travaux commencèrent fin des années 60 et ne se terminèrent pas avant septembre 1976 avec l’inauguration officielle de la première ligne de métro de Bruxelles. En 1985, le bar ""Le 19ème"" et le restaurant ""L'Alban Chambon"" ouvrirent.

Les années 2000

Le restaurant fut complètement rénové durant l’été 2002 dans un style baroque italien. 2002 fût également l’année au cours de laquelle le Services des Monuments et Sites de la Région Bruxelles-Capitale classèrent la façade et le rez-de-chaussée de l’hôtel ainsi que l’ascenseur Belle Epoque et les ferronneries.

En 2011, notre bar fut renommé Bar “Le 31” avec un nouveau décor et un nouveau mobilier dans un style unique “Fin “XIX-contemporain ». L’espace du bar fut également privatisé lui conférant sa propre atmosphère et son propre confort.